Prophylaxie post-exposition (PEP)
“J’ai pris un risque réel il y a moins de 3 jours”
Si tu as pris un risque réel d’être infecté par le VIH, comme :
- pénétration anale active et passive sans préservatif ou après rupture de préservatif
- échange de dildos sans désinfection avec ton ou tes partenaires
- fistfucking sans gants ou sans changer de gants avec ton ou tes partenaires
- sperme sur blessures ouvertes dans la bouche (saignements, abcès) ou le corps
Dans les 72h suivant la prise de risque mais le plus tôt possible, il est possible d’effectuer un traitement appelé PEP (prophylaxie post-exposition) afin d’éviter l’infection par le VIH. Ce traitement est semblable à celui des personnes infectées par le VIH. Il doit être commencé au plus tard dans les 72h suivant la prise de risque et nécessite un contrôle médical suivi. Si tu penses avoir été contaminé, appelle le médecin de garde de l’Hôpital cantonal de Genève pour la consultation VIH:
de 8h à 18h au 022 372 33 11 / BIP 6 858444
Avantages de la PEP
Si elle est administrée assez tôt, la PEP peut empêcher, sans que cela soit garanti dans tous les cas, une infection au VIH. Durant et après le traitement, un suivi médical est assuré, et ses coûts sont pris en charge par l’assurance-maladie de base.
Si la PEP ne permet malheureusement pas d’empêcher l’infection au VIH dans tous les cas, elle pourrait en revanche, dans le cas où l’infection au VIH a eu lieu, ralentir considérablement, voire stabiliser l’évolution de la maladie par son action thérapeutique sur la première phase de l’infection: la phase de primo-infection. Sans que cela soit actuellement confirmé, l’intervention thérapeutique rapide lors des 2 à 6 premières semaines de l’infection peut favoriser un pronostic très positif.
—————————————-> La PEP n’est pas une pilule du lendemain !
Désavantages & limites de la PEP
Le délai d’intervention jusqu’à 72 heures après l’exposition au virus est court, et parfois difficile à respecter, notamment en vacances ou en déplacement. Un grand nombre de pays proposent également la PEP, dans les hôpitaux. N’hésite pas à t’y rendre pour te renseigner et n’attends pa ton retour chez toi.
Les médicaments antirétroviraux peuvent causer des effets secondaires désagréables (nausées, fatigue, diarrhées, troubles du sommeil, éruptions cutanées, calculs rénaux…) et influencer la qualité de vie.
Ces mêmes effets secondaires des médicaments peuvent parfois donner lieu à une intolérance au traitement et obligent à l’interrompre avant le délai prévu.
La prise de ces médicaments est astreignante et modifient considérablement les horaires et les habitudes de la vie quotidienne. Il est cependant très important, si le traitement doit atteindre son but de prévention de l’infection, de suivre rigoureusement la prescription, en dépit des contraintes.
Le bon déroulement de la PEP implique le respect des règles suivantes:
- Pratique exclusive du safer sex (sexe à moindres risques, relations avec préservatif) pour éviter une nouvelle exposition à une contamination par le VIH et aussi protéger ton/partenaires
- Se soumettre à toute analyse jugée nécessaire par le médecin afin de déterminer la présence d’autres agents infectieux (IST), ou d’éventuels effets secondaires des médicaments.
- Accepter un suivi médical pour déterminer l’efficacité de la PEP. Ce suivi consiste en un dépistage des anticorps anti-VIH (”test du sida”) trois, six et neuf mois après le début de la PEP. Il va de soi que, pour garantir la fiabilité de ces résultats, que tu dois pratiquer exclusivement le safer sex ou l’injection avec du matériel stérile pendant cette période.

